LA BRONZE SIGNE SON RETOUR AU BERCAIL

La Bronze, qui a grandi à Gatineau, revient avec son premier album sous le bras. Elle le présentera d’ailleurs gratuitement au public, à la salle Jean-Despréz, mercredi soir, accompagnée de deux autres musiciens.

 

        Nadia Essadiqi, alias La Bronze, est interprète jusqu’au bout des doigts.
      Comédienne, elle cumule les rôles sur la Toile (Quart de vie et Projet-M), au petit écran (30 Vies, Toute la vérité, La Galère, Destinées,etc.),voire au grand (Incendies).
       Auteure-compositrice-interprète, elle a déjà foulé les scènes du Festival de l’Outaouais émergent et du Festival franco-ontarien – ou encore celles des FrancoFolies et de Pop Montréal, entre autres.
La Bronze, qui a grandi à Gatineau, revient cette fois au bercail son premier album sous le bras. Elle le présentera d’ailleurs gratuitement au public, à la salle Jean-Despréz, mercredi soir, accompagnée de deux autres musiciens. «Enfin! Ça fait vraiment longtemps que je travaille sur ce projet de disque!» clame cette impatiente avouée à l’autre bout du fil.
      Car longtemps, pour celle qui a «envie de tout dévorer tout de suite, tout le temps», équivaut à la dernière année et demie, précise-t-elle en éclatant de rire. Dix-huit mois, donc, pendant lesquels elle a écrit et composé les 12 pièces de son éponyme, teintant l’ensemble d’une certaine impression d’urgence.
    «Disons que la création est une canalisation d’énergie en soi!» avoue en riant la principale intéressée.
      «La chanson m’offre une très grande liberté et tout le processus créatif de cet album est né de mes entrailles, sans filtres, de façon intègre et instinctive», renchérit-elle, fière de la marge de manoeuvre dont son étiquette (Kartel Musik) lui a permis de bénéficier pour produire cette première galette.
Solidement appuyée par Sébastien Blais-Monpetit (Radio Radio, DJ Champion) à la réalisation, Nadia Essadiqi exprime donc une Jeunesse féline dans laquelle elle se reconnaît; assume sa féminité de quasi trentenaire; colorie son coeur d’une palette fauve; chante son Idéal, mais mets en garde, aussi: «C’est pas pour tes beaux yeux que je crèverai les miens».

 

L’humain à l’état brut

 

      «Ce qui m’intéresse dans l’art, peu importe le médium, c’est l’humain à l’état brut. J’aime être témoin de cette authenticité que notre urbanité et notre ère actuelle font souvent dévier. C’est à ça que j’aspire: revenir à cette essence pure, par mes chansons et par les personnages que je défends.»
Nadia Essadiqi a d’abord touché à la musique par les percussions. «Je suis fascinée par les rythmes. Ils sont un prolongement naturel de ce que je suis», soutient l’autodidacte de 28 ans.
On ne s’étonne donc pas que ce soit aujourd’hui à la batterie qu’on la retrouve sur scène. Si elle aime rythmer ses textes, elle ne le fait toutefois pas à cause de son instrument.
      «La batterie n’influence pas ma manière d’écrire, je crois, parce que j’écris d’abord, explique-t-elle. Ensuite, je trouve les accords et les mélodies au piano et ce n’est qu’après que j’ajoute les rythmes de la batterie.»
   Menant de front deux carrières parallèles «qui se nourrissent l’une l’autre» tels des vases communicants, La Bronze carbure donc au rythme de son coeur qui bat de sa passion pour les mots: les siens comme ceux des autres.

 

​Source : La Presse

 

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